2009 sous le signe du Bio

Les prévisions du moment portent peu à l’euphorie : les mots de la crise (voir l’étude menée par l’institut Médiascopie entre octobre et novembre 2008) sont partout et hautement anxiogènes.

Pour contrebalancer ce mouvement, chacun a voulu démontrer que les crises n’av

aient pas toujours des effets uniquement négatifs, mais qu’elles avaient également conduit à des sursauts salutaires ou à l’investigation de nouvelles voies jusqu’alors inexplorées, source d’innovation.

2009 sera bio avant tout ou comment la Nature guidera de plus en plus notre inspiration, notre façon d’interagir, de fabriquer des produits ou services etc…

Le bio, ce n’est vraiment pas nouveau me direz-vous. C’est vrai. Encore considéré comme un concept alternatif, celui-ci devrait acquérir ses Lettres de Noblesse et se généraliser.

On commençait déjà à entendre le mot « écosystème » appliqué à des domaines peu habitués à manier les Sciences de la Vie : « l’ecosystème du client », « l’ecosystème de l’entreprise » etc…



De même, en matière d’innovation, la Nature est revenue en force comme source d’inspiration affichée et revendiquée avec en France la parution d’un livre « les Animaux créatifs » et plus largement aux Etats-Unis avec le lancement de l’Institut Biomimicry en 2008 et de son programme « Ask Nature » (Inspirez-vous de la Nature).

Un pas plus loin ? On entend déjà les mots « 

biothinking » où comment les entreprises deviennent des organismes vivants et les managers, des « Jungle managers ».

Puis viennent les « 

bioteams« , un concept qui permet à des équipes travaillant de plus en plus en réseau, entre virtuel et réel, de devenir vraiment opérationnelles. Comment ? En observant et appliquant les règles de Mère Nature.
Pour découvrir tous les outils
collaboratifs et livres associés, je vous invite à naviguer tous azimuts sur le site de « The Bumble Bee » (le bourdon).

Enfin, le « 

biomanagement » fait ses premiers pas au grand jour. Son principe de base tient à la vision définitivement biologique des organisations : pour dépasser la complexité ambiante, l’entreprise doit vivre en symbiose avec son environnement (peut-être serait-il plus approprié de parler de biotope ?) et avec ses collaborateurs.

Sérieux, pas sérieux tout ça ? Henry Mintzberg a déjà largement ouvert certaines portes il y a 15 ans avec son livre « Managers Not MBAs » prônant une révision complète du formatage actuel des managers. Pour lire quelques chapîtres de son livre, cliquez ci-après : « Five Mindsets » et « Impact of the learning« .

Fort de ses analyses souvent jugées iconoclastes, il a lancé le Master IMPM destiné aux cadres qui veulent apprendre de leur propre expérience. Depuis plus de 10 ans, l’IMPM a formé (re-formé ?) les équipes de management de plus de 50 grandes entreprises. Pour comprendre la différence entre un MBA classique et le Master IMPM, c’est ici.

Son programme s’articule autour de 5 modules qui visent à acquérir…de nouveaux états d’esprit et postures intellectuelles, capables de s’adapter à un environnement imprévisible (à mettre en perspective avec le livre de Howard Gardner « Five Minds for the future »).

Voltaire se demandait notamment dans Candide : comment vivre dans un monde si peu propice au bonheur ? Il proposait de façon pragmatique de « cultiver son jardin » : « sa petite terre », « ses talents », mais aussi la « Terre au sens plus large »…Une philosophie du Bio avant l’heure ? En tout cas, une invitation à chercher le progrès, l’accomplissement et le bonheur autrement, qui prendra tout son sens en 2009 !

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