Comment conquérir de nouveaux espaces vierges

Le rêve de tout manager de business unit ou d’entreprise bien installée sur son marché tient en une image : conquérir un nouvel espace de marché doté de belles perspectives de croissance et de rentabilité.

Fouler le sable chaud d’un renouveau prometteur n’est pas donné à tout le monde malgré toute la littérature déjà parue sur le sujet.

En analysant, la récente étude « Where do you look for whitespace opportunites » réalisée par l’agence Innovating to win, on constate que :

  • le développement de produits/services complémentaires pour valoriser une offre existante reste peu prisé des entreprises. La raison ? Certainement pas mal d’idées reçues dont celles que cela nécessite autant d’efforts que pour une nouvelle application sans offrir les « gros résultats » recherchés.
  • L’amélioration d’une gamme existante reste toujours dans le hit parade des méthodologies (avec les risques concomitants connus : sur-innovation etc…).
  • Enfin, apparaît une tendance à utiliser un produit/service existant au sein de l’entreprise et à lui trouver de « nouveaux débouchés » : nouveau canal de distribution, nouvelle cible…

    Cette approche que l’on pourrait renommer « innovation de transfert » – pouvant conduire à une innovation de rupture ou non – provient du mix entre les 6 pistes de réflexion proposées par la Stratégie Océan Bleu (voir ci-contre) et l’intelligence d’optimiser « son fonds de commerce »…autrement.

    Quelques exemples réels ? Revoir l’article Comment innover grâce à son savoir-faire.

    Quelques exemples imaginaires ? Google se lancerait dans des services de « management de l’information » pour les entreprises, Darty s’associerait avec PC30 (service de dépannage informatique sur site), Sephora proposerait à la SNCF de créer des espaces beauté ou détente dans les trains pour s’occuper autrement pendant les longs trajets etc…

Ce que l’étude de Innovating to win ne dit pas – et qui aurait vraiment été éclairant – c’est avec quelle douleur se sont déroulés ces développements ? Je veux dire par « douleur » : délais, rejets, coûts etc…

Peu de livres sur « l’innovation de rupture » insistent en introduction sur un questionnement évident, mais trop souvent zappé pour foncer sur la stratégie et les projets concrets : qui êtes-vous et où voulez-vous aller ?

A partir de là, plusieurs options existent pour y arriver. Il sera grand temps d’établir le séminaire de réflexion que j’appelle « Mars attaque » (quels sont les paradigmes du marchés ? quelles sont les zones de discontinuité, les technologies émergentes, comment transformer les combinaisons improbables en combinaison probables etc…).

La première question à se poser pour une entreprise qui innovait à son rythme et souhaite passer à la vitesse supérieure : « quel est votre « ADN innovation » ? » Une sorte d’innothérapie (qu’est-ce qui fait sens ?) très simple qui fait gagner beaucoup de temps ensuite pour rassembler les bonnes compétences, développer un état d’esprit créatif et entrepreneurial (inhérent à l’innovation de rupture et à l’innovation tout court !).

Retour aux basiques… »Connais-toi toi-même..pour faire mieux ou différemment ! »

PS : Vous avez envie de découvrir des cas d’innovation de rupture ? Sans hésitez, suivez le blog de Benoît Sarrazin

Image : fotosearch

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