Des partenariats stratégiques "hard" aux partenariats "soft"

Le problème avec les partenariats stratégiques, c’est qu’on a encore tendance aujourd’hui à les associer systématiquement à des projets de Recherche. Cela reste logique puisque la démarche d’innovation ouverte (Open innovation) a démarré avec la face « visible » de l’iceberg (ou face comptable) en matière d’innovation, à savoir la R&D inter-entreprises ou communautés scientifiques au sens large.

Les dernières études sur le sujet (« Open innovation in Global Networks » de l’OECD) explorent de façon approfondie ces rapprochements R&D réels ou virtuels (via communautés Web).

Le dernier exemple en date est celui noué entre la R&D de Chanel et Dassault Systèmes.

En combinant l’expertise de Chanel dans les cosmétiques et le savoir-faire de Dassault systèmes en technologies 3D et virtualisation, les deux nouveaux partenaires ont pour ambition de développer des concepts uniques et d’explorer de nouveaux territoires dans les sciences de la vie.Ce projet commun devrait voir le jour en 2010 et permettre de valider de nouvelles solutions de virtualisation dans l’univers des cosmétiques (tests, fabrication…). Dans ce cas, nous nous trouvons dans la 3ème case en bas à droite du tableau ci-dessus.

Pour vous aider à imaginer quelques résultats concrets de cette alliance stratégique, voici, dans un autre domaine, l’intérêt de la modélisation et visualisation 3D appliqué à la fabrication de nouvelles crèmes glacées (via BE France).

A côté de ces partenariats stratégiques ou « hard » (une segmentation déjà utilisée dans d’autres domaines), émergent une nouvelle génération de partenariats « soft » car non intégrés dans les critères actuels d’innovation .

On peut notamment citer Procter & Gamble qui vient d’échanger quelques salariés avec Google ou comment mixer deux cultures qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre (je l’imaginais dans un précédent billet « 3 idées pour des RH innovantes« …ils l’ont fait !)

Jusqu’à présent, environ deux douzaines de salariés se sont immergés durant quelques semaines.

Comme l’explique Allison Yang, la porte-parole de P&G, chacune des deux entreprises souhaitent apprendre de l’autre : P&G, l’un des plus gros annonceurs mondiaux, commence à réaliser que ses prochains clients achèteront plus grâce à la publicité online que grâce à celle du petit écran (celle-ci consituant encore la majorité des dépenses publicitaires de P&G).

Les marketers de P&G devraient ainsi apprendre plus rapidement comment passer d’une relation unilatérale à une communication à double sens avec ses clients.

De son côté, Google a également tout à apprendre des techniques marketing plutôt rôdées de P&G en matière d’analyse clients, de développement produits et de partenariats car après l’hégémonie vient souvent le temps la maturité de marché et des premières difficultés….

Quelle sera demain la forme la plus avancée de partenariats ? Le jumelage d’entreprises à tous les niveaux et tout type d’organisation confondue !

On en reparle dans un an !

0 Commentaire

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>