Design informationnel, la nouvelle clé pour comprendre ?

La déferlante de données (mails, internet, publicité, consultation de sites, courriers, magazines, etc..) a poussé au premier plan une « nouvelle » discipline : le design informationnel (DI).

Celle-ci vise à faciliter l’appréhension et la compréhension de l’information par le lecteur.

Centrée sur l’utilisateur, le DI fait appel à des notions plus larges que le « dessin » en tant que tel et prône une approche globale de l’information : Que faut-il faire émerger ? comment le faire émerger ? Comment simplifier ? Comment donner envie de consommer l’information etc…

De fait, la discipline induit à la fois la structuration du contenu (architecture), la typographie et le graphisme, les études psychologiques détaillant les interactions, les usages, l’intégration de medias, la sémantique et l’analyse de l’écosystème informationnel créé.

Il faut distinguer le design visuel appliqué à un site ou à une brochure et celui appliqué à un contexte informationnel. Dans le premier cas, c’est prouvé les bénéfices sont directs : ça fait vendre plus.

Dans le second cas, le premier bénéfice permet de faciliter la consultation d’informations. Si vous n’avez pas suivi récemment la course au design informationnel sur le Web, je vous invite à aller faire un tour du côté de
Netvibes, Cuil, Alltop. et « tout frais » Viewzy qui cumule toutes les possibilités de visualisation et de segmentation selon votre style « visuel ».

Ces sites vous permettent tout simplement d’aggréger vos données sous forme d’un tableau de bord pour un accès immédiat à l’ensemble de votre information.

Si ces premières approches constituent une amélioration considérable grâce à la valorisation visuelle d’un contexte informationnel, elles pêchent encore sur un point : la valorisation de contenu ou comment permettre à un lecteur de détecter l’information à haute valeur ajoutée car les modèles raisonnent encore par « fraîcheur de l’information » sans tenir compte de ce que nous avons déjà emmagasiné comme connaissance sur un thème ou sujet.

Autrement dit, empiler c’est bien même si c’est joliment présenté mais cela ne fait que renforcer notre statut d’être pensant au sens-même où Descartes l’entendait.

Le design visuel prend alors tout son sens dans la deuxième phase de consommation d’information, à savoir l’analyse des données compilées.

Pour vous familiariser avec la méthode et voir des exemples de représentations, je vous recommande la lecture du e-book (gratuit) « Visualizing information for Advocacy : an introduction to design information« 
et dans les derniers (meilleurs) livres parus sur le sujet : Data Flow et The information Design Handbook.
Enfin, passez par le site du
Design Council pour découvrir toutes les disciplines du design, il en manque pourtant une : le design des services.

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