Imagine que tout est possible

Le plus difficile dans une première phase de créativité consiste à s’échapper des contraintes. Mon billet pourra sembler paradoxal alors même que les contraintes permettent de générer de nouvelles opportunités (par exemple: développer un produit ou service responsable, imaginer une valeur ajoutée élevée pour le client mais qui ne coûte pas chère à l’entreprise…).

A bien y réfléchir, nous fonctionnons apparemment sous la contrainte: un planning, un environnement… Certaines contraintes sont choisies et d’autres imposées mais, à l’arrivée, nous les mettons toutes au même niveau.

En réalité, nous passons notre temps à arbitrer des dilemmes et nous choisissons souvent la solution la plus « lisse », celle qui s’inscrit le plus facilement dans l’environnement connu et accepté de tous.

Les trois conséquences qui en découlent peuvent se résumer ainsi :

  1. Nous rétorquons « impossible » quand une nouvelle idée émerge.
  2. Quand nous souhaitons faire de « nouvelles connexions », cela devient un exercice extrêmement difficile: que faut-il aller regarder hors du cadre?
  3. Enfin, la contrainte revient avant-même que nous ayons élaboré des débuts de solutions.

Il existe plusieurs façons de procéder. J’en cite deux: l’une est appelée « creative benchmarking« , l’autre « imagine que tout est possible ».

Dans le cas du Creative Benchmarking (développé par Dawn Iacobucci et Christie Nordhielm), il s’agit de dessiner son process et d’aller regarder ce qui se fait de mieux en la matière (par exemple: qu’est-ce qui se fait de mieux en matière d’accueil clients?). L’idée peut tout à fait être adaptée aux problématiques d’expérience clients, de process internes etc…
En général, il est préférable d’être au faîte des dernières innovations dans chacune des thématiques abordées et d’avoir investigué les points d’attente (latents ou non) des clients.


La seconde technique s’appelle ‘imagine que tout est possible ».
Cette technique peut sembler, a priori, plus difficile à appréhender. Pour démarrer, commencer par lister tous les présupposés de votre marché (exemples: notre catégorie de produits est exclusivement vendue dans tels réseaux, nos clients sont jeunes, le produit doit avoir telle forme sinon le client ne peut pas s’en servir etc..).

Quelques exemples?

Pour le chocolat : on boît le chocolat, on le tartine ou on le mange avec les mains et si le chocolat se sniffait?

Interface d’ordinateur: tout le monde à l’habitude de voir apparaître les icones de ses logiciels bureautiques après avoir démarré son ordinateur? et si mon écran me proposait de trier mes documents comme sur mon bureau (voir la vidéo ci-dessous de Bumptop Desktop3D).


Enfin, utilisez les « images sauvages » pour vous inspirer
avec le Visual Search Lab !

A vous l’impossible!

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