InnoSer pour innoVer

Qu’attendent les directions générales de l’innovation? C’est ce que révèle la dernière étude téléchargeable de PwC.

Plus des 3/4 pensent pouvoir en attendre des développements de produits/services différenciés qui généreront des revenus significatifs.

Pour ce faire, ils impliquent de plus en plus leurs clients/consommateurs, partenaires, voire concurrents (grâce au crouwdsourcing et à l’open innovation).
Ils se réorganisent en interne : création de board innovation, outils ou process spécifiques. Ils innovent en « local » (pour accroître la proximité et la compréhension clients).

Ils se concentrent sur l’innovation « cachée » ou innovation de process comme la réivention de la supply chain.
Ce qui ressort également dans cette étude, c’est le nouvel eldorado des pays émergents pour la majorité de ces grandes entreprises et, comme le souligne PwC, l’attaque de ces nouveaux territoires nécessite de développer également de nouveaux talents ad hoc.

Que retenir ?

On parle d’innovation vue par les « grandes » entreprises.

On notera la notion de recherche de produits/services différenciés (comprendre « plus en rupture ? « , « qui trouve un vrai marché/qui répond à une vraie attente latente ou non ? »). 

La réponse/question vient peut-être de Robert Mac Donald (pdg de P&G) « Nous passons beaucoup de temps à parler d’inventer de nouvelles catégories, mais nous sommes organisés en catégories. Qui va donc inventer la catégorie qui se situe entre deux autres ? »

On peut lire entre les lignes ou non la recherche de l’optimisation et l’appropriation rapide de méthodes incontournables aujourd’hui ? (outils, crowdsourcing…).

On parle peu d’innoSation : comment oser les nouveaux projets (sauf pour les pays émergents qui s’inscrivent dans un champ sémantique et stratégique clair pour tous) ? comment les insérer dans les logiques qui restent gestionnaires ? quelles sont les nouvelles postures à développer pour permettre à des personnes qui travaillent sur une catégorie d’en imaginer une autre ? Il ne s’agit pas uniquement de créativité (qui n’est qu’une conséquence de cette posture InnoSation et qu’on a trop souvent tendance à mettre à tort en première position), mais il s’agit de courage, de résilience, de jugement objectif et prospectif (sortir du moule de pensée qui est à la fois la force et la faiblesse d’une entreprise), d’empathie et d’humilité avec son marché.

Voici quelques exemples d’innoSation, une question d’état d’esprit et de culture pour innoVer : oser changer la norme, oser changer quand tout vous accable, oser transformer quand rien ne vous y oblige. 
  1. En finir avec le business plan pour les start-ups [via l’Entreprise]
  2. En huit ans, le marché du sel alimentaire a perdu 16 %. L’évolution des modes de vie en est la principale raison. Non seulement les Français cuisinent moins, mais ils utilisent moins de sel dans leur alimentation quotidienne, suivant les recommandations nutritionnelles des autorités sanitaires. Ils n’achètent plus de sel que deux à trois fois par an, soit à peine un kilo par habitant. De leur côté, les industriels, à l’image d’Unilever, Nestlé et Findus, ont réduit la teneur en sel de leurs aliments et plats cuisinés dans le cadre du Programme national nutrition santé. Ils en ont même fait un argument de leur politique «responsable». Et pourtant, Cerebos, l’un des acteurs majeurs de la filière, renoue avec la croissance. [la suite via Le Figaro Economie].
  3. le Google Art Project ou comment adapter la technologie « Google Street View », jusqu’à présent utilisée pour l’application Google Maps, et vous faire désormais découvrir l’Art de chez vous. [via 01net].
    Crédit photo : fotolia

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