Le fauteuil roulant robotique, voiture électrique de demain ?

Aujourd’hui la course à la voiture électrique est (enfin?) lancée par les fabricants.

Les postulats sont les suivants : comment faire une voiture plus petite (les premiers usages seraient

raisonnablement dédiés aux déplacements urbains), avec un moteur électrique que l’on peut recharger simplement, rapidement, sans risque et à un coût « abordable » ?

Au-delà du véhicule, c’est évidemment toute la chaîne de valeur qu’il faut revoir (bornes ou stations de rechargements entre autres) mais aussi les états d’esprit même si ceux-ci commencent à évoluer avec l’apparition de transits alternatifs comme Velib’.

Donc tout le monde réfléchit autour de ce concept résumé.

Maintenant, regardons un autre domaine qui n’a a priori rien à voir : la robotique. Toyota présentait il y a un an environ son robot mobilité « Mobiro ».

Celui-ci a été développé dans un but d’accompagnement à la personne et notamment pour simplifier la vie des personnes à mobilité réduite ou âgées avec une vitesse et une autonomie respectivement limitées à 6 km/h et 20 km avec recharge en 1 heure sur le secteur.

Il s’agit d’un fauteuil intelligent, capable de manoeuvrer sur tous types de surfaces ou pouvant être commandé à distance (sur petites distances actuellement).

Quel rapport ?

Il est possible que les recherches sur la voiture électrique soient fondées sur un énorme biais : faire autrement avec ce qui existe et que tout le monde connaît.

Il en découle la question suivante : faut-il faire rentrer le concept connu de voiture dans la concept à définir de « transporteur électrique » ou faut-il faire évoluer le fauteuil roulant vers ce même concept ? Peut-être ni l’un ni l’autre ? Cela remet en tout cas la nécessité de questionnement.

Comme illustration, je vous recommande de (re)lire l’interview de Jimmy Wales le fondateur de l’encyclopédie en ligne (très controversée) Wikipedia. En voici quelques extraits :

« Nous avions en tête de créer une encyclopédie gratuite pour tout un chacun sur cette planète. Nous sommes partis d’un modèle « du haut vers le bas » avec un process décomposé en 7 niveaux : chaque niveau proposait et puis accréditait l’information. C’etait dépassé comme fonctionnement mais ce n’était pas dépassé en tant que tel, c’était dépassé parce que c’est ainsi que nous pensions pouvoir mener à bien le développement de notre concept. Cela a été un échec total : nous avons investi énormément d’argent dans cette approche et avons eu peu de résultats. Puis sont apparus les wikis (espaces collaboratifs en ligne alors considérés comme des sous-cultures), de plus il y avait encore peu de personnes capables de les utiliser.

On s’est dit « Okay, prenons plutôt le wiki comme point de départ complètement différent et essayons de construire une encyclopédie avec ça,” c’est-à-dire l’inverse de la stratégie à laquelle nous avions pensé. En ouvrant complètement le système pour accélérer la création de contenu et la diffusion, nous sommes complètement passés à une approche « du bas vers le haut ». Et le succès (ou hérésie selon les points de vues) que tout le monde connaît !

Il est encore temps de reprendre le concept « d’Open innovation » (innovation ouverte) à la lettre !

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