Pour la Rentrée, retour aux basiques !

Si vous avez lu les derniers livres qui ont marqué le printemps littéraire innovation, à savoir : The Innovator’s guide to growth, The New Age of Innovation et Tuned In, vous y aurez certainement découvert des convergences troublantes :

  • On retrouve les mêmes exemples (Starbucks, ZipCar, Netflix …) analysés à l’aune de chacune des approches prônées par les auteurs respectifs.
  • Certains vont même jusqu’à proposer un joli package des points forts de chacune des méthodologies d’innovation pour vous en dérouler une complète (The Innovator’s Guide to growth) avec la chaîne de valeur de la Stratégie Océan Bleu, un peu de matrices du BCG revues et corrigées…
  • Le summum revient à Prahalad et son New Age of Innovation. Si le fondement et le déroulé de son approche sont particulièrement brillants et pertinents : comment reconnecter toute les parties de l’entreprise avec les clients. La traduction pseudo-mathématique du concept m’a soufflée. N= 1 (représentation de la complexité du monde et du client) et R = G (représentation de la nature des ressources à mobiliser).

La bonne nouvelle issue de cette littérature, c’est que les plus grandes entreprises font un peu de tout pour innover.

La moins bonne (ou rappel à l’ordre) vient d’un autre domaine stratégique : le changement dans l’entreprise. John Kotter est l’auteur d’un bestseller paru en 1996 que toute les directions stratégiques et ressources humaines ont du lire « leading change » : une méthodologie imparable en 8 étapes pour transformer une entreprise.

Il vient pourtant d’en sortir un nouveau « A sense of Urgency » du nom de la première étape de sa méthodologie d’accompagnement au changement. Pourquoi ? Parce que c’est l’étape décisive de mobilisation des esprits autour du projet de changement.

En clair, si vous passez à côté ce celle-ci, vous pouvez toujours essayer d’enchaîner les jalons derrière , vous n’obtiendrez pas grand chose à l’arrivée en matière de changement, voire plutôt l’inverse des bénéfices escomptés.

Kotter s’est donc fendu d’un nouvel opus pour pallier les problèmes de démarrage rencontrés par ses lecteurs assidus. Il y a deux façons de voir cet épiphénomène :

  1. L’auteur a mal expliqué (c’est vexant pour lui), mais c’est tout à son honneur d’y remédier.
  2. C’est plus compliqué qu’il n’y paraît de dire « on n’a plus le choix, il faut changer sinon on est morts ».

Personnellement, j’opterai plutôt pour la deuxième hypothèse. Retour à la case départ ? En quelque sorte, et c’est bien.

C’est bien parce que cela montre que les premières étapes de « mobilisation et de changement d’état d’esprit » – quel que soit le sujet – restent primordiales.

Idem pour l’innovation, reprenez les basiques : préférez dans un premier temps des expériences de « déplacement de regard » et d’ouverture plutôt que de vous lancer dans des stratégies bien pensées, très complètes mais que vous ne réussirez jamais à mettre en place.

Ma recommandation du moment sur le sujet (en parcourant le blog vous en trouverez d’autres) : « you can find inspiration in everything – and if you can’t look again » de Paul Smith une façon simple d’apprendre à voir différemment et d’ouvrir les possibles.

Le ton est donné pour cette année : je continuerai bien sûr à décoder les innovations ou concepts innovants de tous bords mais sous des aspects thématiques, ensuite repenser et ouvrir les possibles constituera l’un des fils conducteurs. Il sera traité de façon nouvelle sur le blog…pour tout savoir très bientôt, suivez le flux !

image : fotosearch.

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