Prendre des risques dans un monde qui les interdits

Il ne fait pas bon parler « risques » aujourd’hui et pourtant il faudra bien réapprendre à prendre des risques pour trouver des idées neuves. Il faudra bien oser se tromper pour comprendre et s’améliorer plus vite. Il faudra bien développer une nouvelle posture du risque qui peut sembler antinomique à première vue et qui pourtant ne l’est pas : « prendre des risques tout en se protégeant ».

J’ai choisi cette vidéo de la chute libre revisitée » (source NewScientist) parce qu’elle résume un peu l’ensemble des problématiques liées à la prise de risque inhérente à l’innovation et ,plus simplement, à certains projets de développement.

La prise de risque…

  • N’est pas une fin en soi. Elle a pour objectif d’aborder de nouveaux territoires et tout comme l’innovation, elle doit être pensée pour valoriser l’entreprise et apporter une solution à ses clients. L’homme en chute libre cherche à rapprocher un peu plus l’homme de l’oiseau et des sensations fortes certes, mais aussi à investiguer de nouvelles pistes autour de l’aérodynamisme par exemple.
  • Elle est pensée en amont (l’homme-oiseau s’est muni d’ailes et d’un parachute avant de se jeter dans le vide).
    Quels sont les risques associés à ce projet sans chercher à les minimiser : Quels changements dans l’environnement transformeraient cette idée en catastrophe ? Qui pourrait compromettre l’atteinte de l’objectif ? Quelles sont les conséquences négatives de ce projet ? Quels paradigmes de votre culture d’entreprise ce projet remet-il en cause ? Que se passera-t-il si vous sous-estimez les coûts ? Que se passerait-il si les parties prenantes de ce projet bloquaient l’une des étapes de mise en oeuvre ? Qu’est-ce qui pourrait déplaire dans ce projet (en passant en revue toutes les personnes concernées de l’externe à l’interne : clients, partenaires…)…
    Evidemment, la meilleure façon de procéder consiste à ne pas chercher à répondre tout seul dans votre coin à toutes ces questions mais à rassembler une petite équipe d’horizons divers (clients, partenaires…) pour faire le tour de la « face sombre du projet » et co-construire des solutions tangibles.
  • Elle peut être énorme (la prise de risque) mais le projet sera alors découpé en étapes pour apprendre plus vite. La chute libre de l’homme-oiseau n’est pas totale car l’atterrissage n’est pas encore au point, la solution (bien connue) du parachute en fin de course reste tout à fait pertinente plutôt que de laisser s’écraser 20 hommes-oiseaux avant de se dire que le système n’est pas au point.
  • Elle nécessite d’autres modes de pensée : une vision idéale, une réalisation par étape. « Think Big, Start small » comme disent les anglophones.
Oser un peu, c’est déjà une prise de risque en soi…à réapprendre d’urgence !

1 Commentaire

  1. Seb Fargis 7 décembre 2009 Répondre

    La vidéo illustre trés bien votre article.
    Pour ajouter aux remarques relatives a la prise de risques, nous parlons souvent de risk analysis, mais je la contre-balancerai par l’opportunity analysis, et en se focalisant sur les gains potentiel, on peut diminuer les peurs.

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