Quand les affiches publicitaires passent au vert nature

Ce que vous n’avez certainement pas vu en regardant Winbledon, ce sont les 3 panneaux géants verts (!!!).Pendant que Federer et Nadal maintenaient le suspens, sur l’herbe, à son plus haut niveau, trois figures emblématiques* de Winbledon les regardaient aussi couchés sur l’herbe, quant à eux.

De quoi parlons-nous ? Tout simplement de photos (taille panneau publicitaire) qui ont poussé sur l’herbe !

En effet, pour célébrer le partenariat entre la banque HSBC et le tournoi de Winbledon, l’agence JWT a créé ces panneaux géants verts (en lien avec le sol du célèbre court) en utilisant une méthode très innovante : les « photographies » ont été réalisées par deux artistes anglais Heather Ackroyd et Dan Harvey en projetant les négatifs noir et blanc sur une herbe sensible à la lumière au fur et à mesure qu’elle poussait dans une chambre noir. L’herbe spéciale s’est ainsi développée à des vitesses variables selon le degré d’exposition à la lumière. Cela a duré 12 heures par jour pendant une semaine.

La résultante ? Une sorte de tableau vivant…a priori bon pour l’environnement ! (L’article ne dit pas si les graines de l’herbe ont été génétiquement modifiées).

A regarder ces images, on se met à imaginer la ville remplit de ces panneaux d’un nouveau genre. Utopie ? Peut-être plus pour longtemps.

Mac Donald fait également pousser son jardin sur les panneaux avec de la vraie laitue pour promouvoir ses menus diététiques , je vous laisse découvrir la vidéo

ici.On peut y lire plusieurs signes :

  1. Pour les marques, « il faut faire ce que l’on dit » : je mets vraiment du vert pour dire que je suis vert.
  2. Pour la publicité, une autre façon de communiquer plus étonnante dans un premier temps et plus écologique dans un second temps.
  3. Enfin, le retour de deux courants artistiques qui risquent fortement de redessiner nos espaces de vie :
    – le « nouveau réalisme » (faut-il dire post néo realisme ?), ce recyclage poétique du réel. Les « installations » de Mac Donald nous renvoient au célèbre tableau hongrois (constitué des reliefs des repas avec ses amis, nous invitant à revenir aux sources) de Daniel Spoerri.
    – Mais aussi le Land Art , adapté à la ville en quelque sorte !

Effet de mode ? Non, on connaissait déjà les murs végétaux, ici on va un peu plus loin puisqu’il s’agit de les faire parler « pour de vrai » : nouvelle communication, nouvelles expériences ou la consommation, l’art et la nature se tutoiraient…vraiment ?

* Eddie Seaward, responsable de Wimbledon depuis 15 ans; la joueuese Tara Moore; et Lizzie May, une coach du Wimbledon Junior Tennis.

Source : Trendhunter.

Marianne Dekeyser

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