Quel est le rapport entre innovation et résilience ?

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Quel est le rapport entre innovation et résilience ? Si le mot est sur toutes les lèvres…qui en comprend vraiment le sens et la portée ? Est-ce s’adapter, se transformer, oublier et renaître en mieux, positiver pour aller de l’avant… ?

Concept emprunté à la physique et aux matériaux, l’essai de résilience correspond en effet à l’aptitude que possède un matériau à résister plus ou moins bien aux chocs. Par extension, la résilience psychologique correspond à la capacité pour un individu de surmonter l’adversité/les changements, de rebondir et d’en sortir « meilleur » qu’avant.

A l’heure du « changement permanent », la résilience constitue une des qualités essentielles d’un manager et d’une organisation innovante. Est-ce pour autant essayer de s’adapter en permanence ? 

La fable bien connue de la grenouille (Peter Senge du MIT dans son livre « la Cinquième discipline » et reprise par Olivier Clerc) démontre les limites de l’adaptation…permanente :

« Imaginez une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager.

La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille, mais elle ne s’affole pas pour autant, surtout que la chaleur tend à la fatiguer et à l’engourdir.

L’eau est vraiment chaude, maintenant. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte, elle s’efforce de s’adapter et ne fait rien.

La température de l’eau va ainsi continuer de monter progressivement, sans changement brusque, jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.

Plongée d’un coup dans une marmite de 50°C, la même grenouille donnerait immédiatement un coup de patte et sauterait dehors. »



La fable peut être interprétée de façon négative : survivre (via réaction de peur) ou mourir (via non réaction). Les organisations résilientes développent, en plus, une posture pro-active et positive du changement : 

  1. Elles anticipent (le plus possible) en décodant les signaux faibles. Elles font preuve d’ouverture, d’écoute, de réceptivité aux idées neuves, aux idées étonnantes et dissonantes, qu’elles savent capter et transformer en inspiration.
  2. Elles recadrent le nouveau contexte à l’essentiel. L’inspiration issue de l’anticipation leur permet de (re)dessiner de nouvelles visions stimulantes pour l’organisation.
  3. Elles co-définissent les moyens de s’ajuster positivement pour maintenir l’engagement et le sens, elles co-définissent comment se réorganiser pour garantir la pertinence, le développement et la pérennité de l’organisation.
En résumé, les organisations résilientes sont innovantes car elles gardent ainsi leur liberté d’agir et d’interagir. Elles apprennent…en permanence pour mieux se transformer et savent maintenir le juste équilibre entre changement et stabilité.

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