Qu’est-ce qu’une bonne idée ?

Les organisations à la recherche de bonnes idées se heurtent toujours à la même question : « mais, qu’est-ce qu’une bonne idée ? »
Je vous propose trois éléments de réflexion en introduction :

  1. La question induit la le jugement de valeur : s’il y a recherche de valeur, elle doit être définie.
  2. Le jugement de valeur est, par définition, personnel et subjectif. Par conséquent, la question qui se pose relève des critères de jugement dans l’organisation concernée.
  3. Enfin, pour pour aller plus loin dans la définition de critères propres à l’organisation et renforcer la pertinence « bonne idée » recherchée et « organisation », pour quoi faire ? 
De façon générique, une bonne idée est une idée à valeur ajoutée ET dont la valeur sera effectivement captée par l’entreprise concernée.Cette définition, désespérément simple,  contient néanmoins un principe fort : l’idée ne restera pas au stade de l’idée (créativité) mais fera sens pour l’entreprise puisqu’elle sera mise en oeuvre (innovation).

Plus concrètement, une bonne idée c’est :
  • Une solution neuve ou une façon de faire différente (qui n‘existe pas ou partiellement). 
  • Une solution utile …qui soutient l’entreprise dans sa capacité à atteindre ses objectifs stratégiques (croissance, rentabilité, responsabilité sociétale, organisation etc…)…qui anticipe ou répond à un enjeu identifié, qu’il soit simple, complexe ou stratégique.
  • Une solution concrète … assez détaillée pour identifier la nouvelle valeur capturée. 
Une fois le cadre défini, n’oubliez pas de prévoir un espace pour les bonnes idées « hors cadre » ou « blue sky ».
La bonne idée doit résonner auprès des personnes qui y seront confrontées : un slogan, un descriptif détaillé, ce qu’elle apporte vraiment et à qui, les premières étapes de mise en oeuvre et comment cette « bonne idée » remplit les critères de…jugement.
Pour définir ces fameux critères de jugement, restez simples et concrets. Voici quelques inspirations possibles :
Chez Tesco, une bonne idée doit répondre à trois questions :
- Est-ce mieux (pour le clients) ?
- Est-ce plus simple (pour les collaborateurs) ?
- Est-ce moins cher (pour l’organisation = Tesco) ?
Ou :
- Est-ce faisable ? (organisation)
- Est-ce nouveau ? (pour le client)
- Est-ce différenciant ? (pour le marché)
Ou :
- Est-ce facile à mettre en place ? (si non, comment faciliter la mise en place ?)
- Est-ce simple à comprendre ? (si non, comment simplifier le principe ?)
- A un impact direct sur…cf. les champs stratégiques que vous souhaitez adresser.
Un autre élément d’évaluation à chaud d’une idée (rarement intégré dans les grilles) relève de l’émotionnel et de l’instinct. Une « bonne idée » après partage engendre toujours la même réaction : » ça c’est une bonne idée », « c’est intéressant »…
Quels que soient les critères retenus, ils doivent être partagés et compris de tous. Les critères donnent le sens de la réflexion collective mais permettent également de calculer le ROI (Return On Ideas)  ou dit sous forme d’adage :
Ce qui se mesure s’améliore
Ce qui se comprend se mesure
Ce qui se décrit et se partage se comprend

La définition d’une « bonne idée » et les critères d’évaluation restent la condition nécessaire mais non suffisante pour transformer la « bonne idée » en opportunité ! La transformation correspond à une autre partie de l’histoire des bonnes idées en entreprise, à suivre…

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