Innover sous private label

Beyond Beauty Mag éditait un article passionnant sur la redistribution des cartes actuelles entre les “marques nationales” et les “private labels/sous-traitants”.

Comme l’explique le journaliste : “aux premiers, les lancements stratégiques ; aux seconds, une délégation de plus en plus large allant jusqu’à la gestion complète des projets. Un partenariat nécessairement gagnant. Principale difficulté pour les acteurs ainsi réunis, trouver le bon business model. “

Si l’article s’intéresse principalement à l’univers de la cosmétique, les parallèles avec les autres univers de consommation sont assez évidents et encore plus criants avec la Grande Distribution. En effet, peut-être faudrait-il désormais l’appeler la Grande Production ou les Hypers Producteurs ?

Il y a plus de 10 ans quand je travaillais chez FUJI et que les principales chaînes d’hypers avaient annoncé la réduction des référencements de marques nationales (à l’époque entre 8 et 10 pour passer à 3 ou 5), nous nous étions inquiétés d’une soviétisation de l’offre.

Aujourd’hui, si vous êtes récemment allé faire un petit tour dans un hyper, vous aurez compris que l’avenir des marques nationales ne passera plus par ce réseau (ou très peu) mais soit par la renforcement de leur présence dans le petit commerce de proximité, soit par internet ou par des réseaux en propres à inventer.

Si le changement de paradigme est réel en matière de tâches assignées aux sous-traitants des marques nationales, il va l’être sous peu pour les marques nationales en termes de distribution. Car comme dit l’adage mercantile “no show, no go” !

Source image : fotosearch

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