Psychologies Magazine : in the mood for diversification

La diversification, pour Psychologies Magazine, a commencé avec un complément désormais obligatoire pour le presse : le site internet.

Depuis, sa méthode d’innovation/diversification est un cas d’école en tant que tel.

Etape 1 : Après s’être assuré du succès du site (8,250 millions de pages vues et 375 000 visiteurs différents par mois), Psychologies s’est intérrogé sur sa cible (lectorat à 70% féminin, plutôt urbain, assez aisé et cultivé) ou plutôt sur sa non cible : qui sont celles qui se retrouvent dans la thématique Psychologies Magazine mais pas dans le ton ? Les jeunes adultes et certainement les “Grands Seniors”.

Pour l’instant Psychologies Magazine a choisi de cibler ses lecteurs de demain avec le site_psycho_pour_jeunes_adultes http://www.mood.fr/ .
A quand donc le site pour Grands Seniors ?

Etape 2 avec les produits dérivés. Leur but ? Renforcer l’univers et l’expérience autour de l’idée que je vends, dans le cas de Psychologies Magazine “Faites vous du bien”.
Développer des produits dérivés reste toujours un exercice délicat. Il s’agit en effet de donner un réponse simple à une addition qui ne l’est pas : accroître l’expérience de ma cible pour augmenter sa fidélité + se positionner sur des secteurs porteurs pour donner une image dynamique + rester cohérent avec ma marque. Bref, il n’y a qu’ à trouver les produits ou services
qui respecteront l’esprit (valeurs de la marque) et la lettre (chiffre d’affaires supplémentaire généré).
Ce sera chose faite le 4 juin puisque Psychologies lance
les MoodMix, des compositions musicales spécial “bien être” disponible sur le Net.
Pour aller un peu plus loin avec l’idée du bonheur en auto prescription
, nous leur suggérons de jeter un coup d’oeil sur les Parfums Smiley, une gamme de soins corporels antidépresseurs.

Etape 3 : repousser encore les limites de l’offre actuelle de son site. Pour ce faire, encore faut-il adhérer à la phrase de Rimbaud “Je est un autre”. Si tel est le cas, à quand les conseils et partenaires de Psychologies sur Second Life ? Si mon avatar suit un stage “S’affirmer et croire en soi” cela n’aura-t-il pas des répercussions bénéfiques sur moi ? Si mon avatar voit régulièrement un psychologue n’irais-je pas mieux ? La démarche que je n’ose entreprendre dans la vraie vie ne sera-t-elle pas facilitée dans un monde virtuel ?

Epilogue : Le champ des possibles reste donc encore très large pour Psychologies Magazine. La revue risque, non seulement, de donner encore quelques leçons de diversification à ses compétiteurs mais aussi aux professions médicales et aux acteurs de la formation…
La preuve que quand on est “in the mood”, rien ne peut vous arrêter et tout vous réussit !

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